Au coeur de mes créations

Une vitrine sur l'ensemble de mes créations. Livres, chansons, théâtre... mais aussi, parcours professionnel du café-théâtre au cinéma, ainsi que mon travail en acryliques.

Romans et autres...

Quels concepts dilués dans mes écrits ?

Entre plausible, probable et certain...

Comment échapper à la pensée binaire ?

Chers amis
 

Voici où en est l'avancée de la création de mon roman édité par les Éditions Maïa :

 

                "Ce que remontent les flots"

La campagne de prévente et de promotion lancée est à retrouver en cliquant sur ce lien : 

 

https://euthena.com/fr_FR/nos_projets/ce-que-remontent-les-flots-jules-ferran-6899beb689db5

 

 

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                                                                                          Quelques années plus tôt

 « Les flots du Temps comme ceux de la Terre font surgir à la surface de nos consciences, les sources obscures de la vie. Aux flots des cieux, j’ouvre mon parapluie, aux flots de haine, j’oppose si peu. » 

Ainsi débutait le texte de la toute petite brochure perdue sur l’unique table du grand hall de la Bourse du Travail. Oui, cet unique exemplaire, abandonné entre une pile de tracts et le magazine syndical du mois passé, par sa dimension si réduite, détonnait quelque peu avec la grandiloquence des lieux. Il tenait dans le creux de ma main. Ce minuscule livret contrastait également par sa couleur mate, vert olive ; il me parut bien humble parmi toutes les flamboyantes affiches à la gloire des luttes passées, qui grimpaient presque jusqu’au plafond, si haut. Curieuse, je le saisis d’une main délicate et l’ouvris juste pour y jeter un œil. Je me souviens qu’à cet instant-là, je me sentis poussée par une sorte d’intuition, ou de pudeur et me détournai d’un petit portrait de Maurice Thorez qui semblait jeter un œil stalinien par-dessus mon épaule. Avec mes trente minutes d’avance sur l’heure de rendez vous, seule au pied du grand escalier, je n’avais donc rien de mieux à faire que de lire les quelques pages sans illustrations de ce tout petit livre. 

« Charriées par des forces convergentes, les voici à nos yeux ébahis ces flux dont nous tentons de découvrir le sens au-delà de leurs trajectoires, leur but dramatique. S’il en est un. » 

      Je retournai le petit livret pour en connaître l’auteur. Pas d’auteur, pas de maison d’édition, pas d’imprimeur... Et en détournant mon regard vers l’entrée aux portes vitrées encadrées de métal sans fioritures, pas de collègues en vue, non plus ! Je reprenais donc ma lecture. 

« Montées des eaux et poussées sociales, si distinctes par l’analyse, se mêlent parfois en nos regards apeurés, c’est alors que le sens des événements échappe à nos logiques pour glisser inexorablement vers des pensées magiques. Les rivières de boues trouvent ainsi leur transcendance, au travers de leur corps sans contours, sans limites, mue par une puissante pulsion meurtrière. Un corps empli d’un appétit insatiable, dévorant  tout être et toute chose sur son passage. Pollution et misère sociale rendues miscibles par la force des intempéries, forment les deux commissures du sourire de la mort. »

    Ce n’est pas un tract de la Confédération Générale du Travail, pensai-je. Trop « psycho-socio-mystico-machin-chose ». Mais, comme je n’aime pas ne pas comprendre, je m’efforçais, quand même, de saisir le sens de ce drôle de texte. Peut-être était-ce une sorte de pamphlet des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes ? pensais-je encore. Non. Trop métaphorique. La traduction fantaisiste d’un texte du Moyen-âge ? Je poursuivis ma lecture sans vraiment quitter des yeux l’entrée du hall. 

« Ce jour-là, nourrie par les colères humaines du passé et quelques tumultes chthoniens de toute éternité... 

Chthoniens ? Qu’est-ce que c’est ?

 ... la boue noirâtre apparut en tous lieux, villes, villages et campagnes, fécondée par des trombes d’eau démesurées. Toute mati ère au sol se changea en une masse gluante qui se mouvait déjà en courants indomptables, bruns et noirs. Les vagues puissantes, chargées de toutes les vomissures, viraient autour des plus gros arbres, rocs, barres d’immeubles et tours massives, dans une course aussi violente qu’absurde. Étendant ses bras sans épaules, griffant de ses doigts sans mains, la boue jusqu’aux confins des plaines, englouti t tout ce qui était petit, bouscula tout ce qui était léger, arracha tout ce qui se fi ait à ses racines, emporta tout ce qui luttait contre la noyade. La boue destructrice et vorace imposa son règne, construisit son trône en une croûte visqueuse, paradoxale. » 

     Je bataillais vraiment pour saisir le sens du propos qui me semblait aussi glissant qu’une savonnette. De fait, je devais sûrement froncer les sourcils sans m’en rendre compte. Qui pouvait bien avoir déposé ce texte tordu ? Un court instant, je fus tentée d’y voir la pâte humoristique de quelque anar provocateur, mais le côté prophétique et grandiloquent ne collait pas avec ce que j’avais l’habitude de lire ou d’entrevoir. Pas d’appel à la défense de l’environnement. Pas de critique de la police.

Et toujours pas de collègues en vue. 

« ... Ainsi, la matière vivante prépare sa décomposition. Les eaux usées, les effluents industriels et agricoles finissent par se confondre. Biocides et pesticides s’associent aux résidus médicamenteux et jaillissent de la station d’épuration submergée. Plastiques, détergents, colles et additifs, carburants et anti bactériens cherchent déjà leurs proies. Les germes fécaux se tiennent prêts à être ingérés. Le mercure, le cadmium et le plomb quittent les souterrains, accrochés aux ventres des rats. Les rats... »

    Ah ben, si ! Ça parle d’environnement. J’en conclus qu’il devait s’agir d’un groupuscule écolo, sensible à la cause animale et tournais quelques pages en quête d’une conclusion. 

« ... Mais les humains s’entraideront. Les voisins seront là pour tendre la main, consoler au creux des bras. Les barques porteront l’enfant et le chien. Les casques seront vissés sur les têtes, les pelles seront brandies comme des armes, contre l’ennemi clairement identifié. Les yeux seront secs et les cœurs humides. La solidarité sera la flamme dans l’obscurité. L’amour sera modeste et puissant. L’étendard des secours flottera sur tout ce qui dépasse de la marée montante. Les jalousies, les aigreurs seront foulées par les pieds chaussés de bottes en caoutchouc...  Plus tard, lorsque les flots seront passés, quand le peu qui aura pu être sauvé sera mis en sûreté, quand les visages aimés seront retrouvés, quand les peurs seront apaisées, les regards attristés se poseront sur le sol meurtri. Ces yeux-là verront dans la boue séchée, la gangue mauvaise des négligences, des mépris, des orgueils et des crimes. Alors, par une dernière vague de malheurs, de ces décombres nauséeux apparaîtra à chacune, à chacun, son cadavre. » 

                                                                                       N. L. Septembre 2008 

     Pour être honnête, je dois avouer qu’il me fallut relire deux ou trois fois certains paragraphes et, malgré cela, je me demandais toujours qui avait bien pu déposer ce petit livret, là, dans la maison des syndicats. Peut-être quelque employé s’était-il attelé à la photocopieuse, trop « illuminé » pour se faire éditer, mais porté quand même par l’espoir de rencontrer un lecteur de grande patience, ou une lectrice comme moi, curieuse et désœuvrée ? Cet auteur était sûrement un peu délirant, ou tout simplement traumatisé par la violence d’une inondation. Un gars ou une femme modeste qui aurait vécu un drame hors du commun... En 2008 ? Car il y avait bien eu, dans ces années là, une crue énorme. Sans oublier le krach boursier. Je ne risquais pas d’avoir oublié cette année 2008 ! Je revois très bien le chemin que j’avais parcouru quelques jours après la rentrée des classes, les pieds dans l’eau pour récupérer Damien, mon premier-né qui venait d’entrer à la maternelle. Ah ça ! La remontée du boulevard inondé m’avait coûté une paire de chaussures neuves. Je me souviens et me souviendrai toujours de la peur ressenti e en voyant le camion des pompiers devant l’école... C’était en 2008 ou en 2009 ?

      Lorsque le groupe d’amis, ou devrais-je dire de camarades, dont je guettais la venue depuis plus d’un quart d’heure, est enfin arrivé, j’ai mis fin à ma lecture et j’ai glissé dans la poche de ma veste, la petite brochure qui ne devait pas en sortir de sitôt. C’est du moins ce que j’en ai déduit quelques années plus tard. 

     Ce jour-là, et tous ceux qui suivirent m’entraînèrent dans le tourbillon d’une lutte politique et sociale âpre et longue, de réunions en débats, de manifs en conférences, d’interview pour la presse locale en collages d’affiches. En tant que déléguée syndicale de mon entreprise, je me battais du mieux que je pouvais, en m’efforçant de rassembler toutes les bonnes volontés, tous les conseils juridiques et autres aides stratégiques me faisant tellement défaut. Seule une petite poignée de collègues au sein de l’usine formait le noyau dur de ce combat, qui, pourtant, les concernait toutes et tous. L’entreprise venait de mettre en place un plan de restructuration épouvantable. Plus de la moitié des salariés, femmes et hommes confondus, pas diffuser pas diffuser pas diffuser pas diffuser allaient se retrouver sans emploi, du jour au lendemain. La boîte coulait à pic. Je peux bien l’avouer, à l’époque, je me sentais démunie, si peu efficace, si vide de connaissances techniques. Je savais pertinemment que, sans appuis, je ne pourrais supporter la violence des débats et des manœuvres politiques. Alors j’apprenais. Je retournais à l’école en quelque sorte. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, comme l’on se raccroche à la moindre aspérité lorsque les flots vous tirent vers le fond. 

C’est là que j’ai réalisé combien je n’aurais pas dû abandonner mes études si tôt ! Oui, c’est en ce temps-là que j’en ai pris la véritable mesure. Il me fallut dès lors rattraper le retard, dépasser mes peurs et ce fameux syndrome d’imposteur dont je venais de découvrir le concept en feuilletant un bouquin pris au hasard sur un stand féministe. 

Je crois que c’était lors d’un festival, quelque part vers Limoges. 

Enfin, toujours est-il que le combat dura de longs mois et que, au bout du compte, une victoire amère fut obtenue. La plupart des ouvrières furent licenciées avec une toute petite compensation financière, aucune d’entre elles n’ayant vraiment d’ancienneté à faire valoir. La direction s’était toujours bien tenue à ne pas fidéliser les emplois, quels qu’ils soient. 

Par une deuxième vague, ce sont les hommes qui furent chassés. Ils avaient gagné quatre mois de sursis. Le bassin d’emplois était dévasté, la région meurtrie et j’étais tellement déçue devant les manques de solidarité, le sexisme qui nous frappait toutes et les manœuvres sournoises de certains et certaines des collègues pour lesquels je m’étais donnée à fond ! Tout cela, sans omettre l’abominable cynisme de l’équipe de direction. Seuls comptaient pour eux les dividendes. Pas l’Humain. 

    Et les années passèrent, l’histoire suivit son cours et les enfants grandirent. Les tracas journaliers imposèrent leur volonté et les fluides acides de ma rancune se changèrent en gouttelettes d’indifférence ; ce que d’ailleurs, je pris naïvement pour de la sagesse. Dès lors, je ne donnais priorité qu’aux actes simples du quotidien. De fait, je tournais le dos au moindre élan politique ou passionnel, d’abord pour retrouver une santé mise à mal, puis pour éviter quelque rechute et, en fin de compte, je m’imposais un oubli dont la fonction était de métamorphoser ma rancune, fille du préjudice, en une rancœur, fille de l’injustice. C’est ainsi, je crois, que s’est installée ma grande désillusion. Et que j’ai sauvé mon couple. 

Durant tout ce temps et les quelques années qui suivirent, le petit livret couleur d’olive est resté discrètement bloqué au fond de la poche intérieure de ma parka, glissé dans un pan de la doublure. Sans que j’en aie conscience. 

Jusqu’au jour...

 

 

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 Préambule 

 

    Ouvrière, militante, mère, amie, amoureuse, autodidacte, triste et fatiguée, mais en quête d’espérance, Carlotta Mendez, l’héroïne de cette aventure, est prise dans les flots qui, ce jour là, confluent vers son usine. Flots de pluies diluviennes et flots de rancœurs, cumulés, chahutent les routines du quotidien dans un bouillonnement apocalyptique. D’autres flots encore, mêlent à cet ensemble boueux, nombre de réflexions aux inférences confuses. Ces flots-là, puissants et sournois, qui s’emploient à confondre le probable et le certain, ne doivent-ils pas être mis au jour, afin que tout acte ou parole d’accusation émiettent le diktat des certitudes sur lesquelles ils s’appuient ? Héroïne malgré elle, face à la violence des événements, Carlotta, la déléguée syndicale des établissements Chaumey, s’efforce pourtant, dans ce marasme, de ne pas conduire celles et ceux qui l’entourent, au-delà de leurs propres volontés. Sensible aux impressions fugitives qui la submergent, elle lutte contre tous les éléments en action, afin de conserver la raison et maintenir une solidarité essentielle. Voici donc une approche impressionniste, un empirique plaidoyer en faveur de celles et ceux qui n’apparaissent qu’au travers des mots des autres. Mais, puisque nos mots ne peuvent que s’ajouter à ceux des autres, autant les assembler en un récit plutôt qu’en un discours. Un récit incitant à s’interroger sur de relatives vérités, quand les discours aux relents de certitudes masquent si souvent de pernicieux mensonges. Pour peu que nous ayons l’espace et le temps, nous, passants ordinaires, avons l’entière capacité de confronter la pertinence, l’absurdité, les paradoxes et les aléatoires de nos idées, comme de nos actes. Et si les espaces civiques d’échanges, qui constituent le terreau de toute démocratie, tendent à disparaître sous l’autocratie d’un pouvoir en place, il ne nous reste plus qu’à nous en emparer de manière opportuniste. Propos confus ? Inutilement complexes ? Trop familiers ? Imbriqué dans la cartographie du langage commun, ce récit s’efforce d’en faire ressentir le territoire.  

 

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Jamais je n’aurais pu imaginer un tel chaos ! 

Qu’entre cuisine et usine, ci viennent les doutes 

Et la mort aux boues des rues. 

Mais nous devrons, nous devons déjà, poursuivre. 

                                             À mes camarades de lutte

                                                       Carlotta Mendez 

                                  Déléguée du personnel et syndicale

 

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Déjà paru...

Romans et contes...
 

Monsieur-Chien

      Si le roman policier est là, construit comme un discours pour nous faire croire en sa logique, tous ses signes bien articulés n’auraient-ils pas pour but principal de nous faire oublier le rôle que nous tenons en les observant ?
 La clé de lecture est ainsi donnée dès la première page du livre. Fragments d’histoire et points de vue divers s’installent ensuite dans la narration afin de contraindre le lecteur à recomposer le puzzle des vérités présentées.
Durant les cent vingt premières pages, nous suivons donc les pérégrinations d’un chiot, du chenil de sa naissance à son arrivée chez sa « logeuse », vieille dame aux contours psychologiques ambigus, vivant dans une petite maison en marge d’un quartier populaire. Le petit road movie de ce jeune chien, nous mène par l’absurde (débats semi philosophiques avec un « chat littéraire ») à percevoir nombre de données troublantes dans son quotidien, des éléments nous permettant de pressentir le(s) crime(s) perpétré(s).

   Le jeu de puzzle se poursuit, par changements de points de vue (personnage principal, police, lieux, autres protagonistes, relations amoureuses, etc…), par sauts et décalages temporels liés aux troubles de mémoire du personnage principal, ainsi que par bouleversements tactiques du schéma narratif. Par ce chaotique déroulé, le lecteur est contraint d’élaborer son propre plan déductif non sans tenir compte des avertissements théoriques fournis par les personnages et éléments de l’enquête (dont le petit carnet dans lequel le personnage principal a noté ses réflexions. On en retrouve un extrait à chaque chapitre. Référencé ici entre guillemets). Crimes et délits s’imbriquent, comme s’entremêlent les victimes, les témoins et les coupables. Nous avons là un écheveau de faits, intentions et interprétations à démêler. Si l’enquête policière est suivie par le lecteur du point de vue de l’équipe du commissariat, l’aventure dans son ensemble se développe par d’autres voies et niveaux d’analyse. Un trafic d’objets d’Art , vraisemblablement lié à un réseau de drogue, via un trafic d’animaux … … Tels sont les éléments factuels mis en relief tout du long.

La peur des ogresses
ou comment devenir un prince charmant

     Des collines, des forêts... Un village, des chemins... Un château et une rivière comme on en trouve dans certains chants populaires.
MAIS... Vous avez aussi, la fille du bouvier qui vient de se faire larguer le jour de ses noces par le fils du charron. 
  Vous avez dans le même lot, un curé qui s'efforce de mener ses ouailles vers un peu plus de spiritualité. Des villageois et villageoises à la traîne derrière les fondamentalistes de la bêtise.  
   Et bien sûr des ogresses, qui n'ont pas l'intention de suivre quelque convenance que ce soit. Rajoutez une vieille princesse confinée pendant cent ans pour avoir dérogé aux traditions us et coutumes confondues. Et, jusque là, tout vous semblera peut-être à sa place ! Mais l'affaire se corse, à partir du moment où les protagonistes décident de changer de place, justement ! Vous savez, le sempiternel discours politique « Une place pour chacun et chacun à sa place » et si vous avez tiré la carte « mendiant émigré » pas de chance pour vous...  Donc l'affaire se corse d'autant plus, qu'au moment précis où se déroule notre conte, nous avons dans un carrosse, la fille du roi et sa gouvernante qui cherchent une voie éducative nouvelle, dans ce monde en évolution constante. Nous avons aussi un jeune gars, bon candidat pour devenir Prince Charmant , mais qui vient de se faire occire par la petite paysanne (la fille du bouvier)... et ce, dès leur première rencontre.  DONC... Je récapitule : Des choses en place ET des choses mouvantes. Qu'est-ce qui se meut ? Trois ogresses sans trop de scrupules.

    Avec l'autorisation de leur mère, ces goulues sont parties de la forêt pour faire une razzia de cœurs et de corps au village. Leur mère leur a bien dit de prendre leurs précautions, mais... Que ce soit par la forêt, par les chemins de traverse, par la dope des petits cailloux blancs, ou par la route d'une vie pépère bien tracée, tout le monde converge vers le château. Les trois ogresses sont arrivées les premières... et contre toute attente, elles trouvent en la vieille princesse, une sorte d'alternative à leur violence mortifère. Arrivera aussi, la fille du bouvier ! Eh oui ! On allait quand même pas la laisser traîner devant le cadavre d'un quasi Prince Charmant. Elle, c'est l'autre fille honnête... la travailleuse... celle qui plie les chemises de soie abandonnées sur la margelle sans qu'on le lui demande... juste parce que c'est con de laisser du linge s'abîmer. Elle va arriver au château en même temps que le carrosse. En même temps que le carrosse ? Comment est-ce possible ? Comment quelqu'un qui prend le bus ou le métro peut-il arriver en même temps que quelqu'un qui conduit une voiture de course super luxe ???  Je n'en sais rien... Cela fait sûrement partie de ces grandes injustices qui choquent les gens qui ne craignent ni la faim, ni les coups, ni les emmerdes... mais c'est comme ça ! Et pas que dans les contes de fées.

La voie projective

   Ecrire une fois de plus sur l’Art de combattre sans vraiment définir la nature ou la raison de ce combat ne serait que faire écho à la voix du guerrier, celle qui ne décrit le chemin que par les peurs et les obsessions, les défaites et les victoires qui nous hantent et nous constituent. 

    La plupart des Arts Martiaux sont sensés nous préparer à affronter la Violence par une série plus ou moins répétitive d’entraînements interhumains. Ces mises en situations concrètes, à mains nues, ou avec objets (armes « traditionnelles », tranchantes, contondantes, d’estoc, ou de tir) auraient pour tâche de « discipliner » le corps, le « raffermir », voire en faire une « arme » ... Mais ces exercices induisent de fait la contenance et la direction de la pensée, le confortement de théories souvent mystiques, succinctement ou pas du tout, présentées aux pratiquant.es. 

L’évocation systématique d’un ennemi réel ou imaginaire lors des cours d’Arts Martiaux, reste encore en ce début de XXIème siècle, la pratique essentielle structurant des renforcements belliqueux et virilistes.

Il s’agit là, d’une focalisation de l’esprit sur une idée étroite des violences susceptibles de nous atteindre :

L’ennemi, vecteur de tous les dangers, serait un humain à abattre.

SLEIPNIR
Le vrai cerf-volant de maman

Une maman célibataire, débordée par son travail... Un petit frère effronté et une grande soeur trop tôt  responsable, décident d'offrir à leur mère le cerf-volant de son enfance grâce au soutien technique d'une association d'amateurs de jouets anciens...

Un roman d'une grande tendresse pour les 8 / 12 ans

Cet ouvrage est le fruit d'un atelier d'écriture et illustration animé pendant dix mois, à raison de 2 heures par semaine. (En maison de retraite)

L'intention première était d'en faire un "livre animé", c'est à dire un livre informatique dont l'illustration s'anime quand on tourne les pages... Je voulais un mode "flip book", de façon à avoir la page de lecture à gauche pour l'adulte lecteur et le dessin à droite pour l'enfant qui écoute... Après un an de batailles techniques et administratives, nous nous sommes résolus à n'en réaliser que la version papier.

La jeune-fille et la pluie

Un conte à lire à vos enfants : 

L'histoire de Liu Yue la porteuse d'eau.

Un conte onirique spécialement conçu pour amener les parents à expliquer ce qu'ils comprennent ! Et cen'est pas toujours évident ! 

Extrait :

 .."En cette époque là, le fleuve coulait si lentement, que les paysans prétendaient qu’il pouvait ralentir le temps. Peut-être même l’arrêter.

Pourtant, ses eaux portaient bien en elles toute l’énergie des montagnes. Il suffisait d’en détourner un mince filet vers la rizière, pour entendre glouglouter à nouveau vie et joie mêlées."



 

Le soldat casqué 
qui doutait de tout

Extrait du texte
... "... attiré comme par le cœur d’une cible, il découvrit une mère aux cheveux rouges adossée contre le tas de ferraille. Elle semblait pleurer en berçant une pierre ronde contre sa poitrine. - Hola ! Dit-il… Que fais-tu à bercer cette pierre, au beau milieu de nulle part !? - Je ne berce pas une pierre, lui dit cette mère, les yeux pleins de larmes, je pleure les enfants qui n’ont plus de parents. Si tu acceptes de les réconforter avec moi, je t’indiquerai le plus court chemin vers la seule ville qui ne soit pas entièrement détruite. - Mais tu ne vois pas qu’il n’y a plus de chemins, femme !? S’emporta le soldat.
Pour toute réponse du vent, il ne reçu qu’un long silence. Un long, si long silence, qu’il finit par tourner son visage poussiéreux vers le sol. Alors le soldat casqué qui doutait de tout, berça la pierre comme l’on berce un enfant et il dut la bercer tout un jour et toute une nuit avant de ne plus entendre le moindre sanglot  ... "... 

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